Aucun meurtre au Moussem de Moulay Abdellah Amghar

 

Il n'est pas très courant qu'un journal reconnaisse une erreur et le fait savoir publiquement sans faux-fuyants. Généralement, les professionnels des médias n'aiment pas faire dans le mea-culpa pensent, à tort, que la recherche de justifications "forcées" malgré l'évidence de l'erreur est à même de préserver un minimum de crédibilité. Nous n'agirons pas de la sorte. L'erreur est humaine, il faut avoir la vertu de la reconnaître en vue de rétablir la vérité, lever le préjudice causé aux autres, faire entrer chacun dans son droit et préserver ainsi la confiance partagée entre le journal, ses lecteurs et les décideurs.
L'article de notre correspondant à El Jadida, Mohamed Lokhnati, en date du 21 août 2006 et intitulé "Record d'insécurité au Moussem Moulay Abdellah Amghar : Vols, viols et ... 10 meurtres !" s'avère être infondé, particulièrement dans son volet "10 meurtres".
Au fait, nonobstant les cas de délinquance plutôt mineurs, assez courants d'ailleurs lors de la vie en communauté de dizaines de milliers de personnes venues des quatre coins du pays, comme c'est le cas du Moussem Moulay Abdellah, aucun meurtre n'a eu lieu durant toute la durée de l'événement, marqué d'ailleurs par une organisation exemplaire et un riche programme culturel, religieux et artistique. c'est ce que nous ont confirmé différentes sources : autorités locales, Gendarmerie royale, Forces Auxiliaires, élus locaux et citoyens présents au Moussem.
Notre correspondant, qui représente le prolongement de la Rédaction au niveau de la région et qui est censé, en cette qualité, prendre toutes les précautions professionnelles requises pour éviter de tomber dans l'approximatif, voire dans l'erreur, s'est fait "berner" par l'une de ses sources.
L'erreur, donc, du correspondant, qui paraissait sûr de sa source, est de ne pas s'être donné la peine de procéder à des recoupements pour s'assurer de la véracité ou du caractère non fondé de l'information.
Cette erreur est obligatoirement sanctionnable du fait de son caractère anti-professionnel et de son impact sur la réputation du Moussem, des services de l'ordre (Gendarmerie et Forces Auxiliaires), des autorités locales et des assemblées élues.
Aussi, tout en présentant nos excuses à toutes les parties précitées, nous annonçons à nos lecteurs que le journal a décidé de mettre fin à la collaboration du correspondant Mohamed Lokhnati.

L'Opinion 23/08/2006